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Harpemag N°17 printemps 2017 Mélodiatoniques - nouveau Cd de Pascal Coulon


Pour écouter Pascal Coulon, il n'y a que deux solutions : s'enfoncer dans les entrailles du métro parisien, ou, plus confortable, acheter ses disques !

Le dernier en date « Mélodiatoniques » nous offre quelques pièces originales, composées en 2016, et revient sur des morceaux plus anciens.

ʺJe peux ressasser « Mélodiatonique » des minutes, ou bien des jours ou encore des semaines avec l'impression que tout n'est pas dit... ʺ: jouer, rejouer pour son public métropolitain et pour lui-même, des dizaines (voire des centaines?) de fois les mêmes pièces, en développant, transformant, et en inventant toujours de nouvelles façons de tourner ses phrases musicales, de les harmoniser et de les ornementer, peut-être au gré des sons intérieurs ou extérieurs, des lieux, des personnes rencontrées ou des hasards du jeu ?

Loin de chercher à les remplacer par des instruments plus chromatiques, Pascal Coulon tient à ses harpes diatoniques et continue à développer des techniques originales qui poussent toujours plus loin ce qu'il est possible d'en tirer.
Sur ces harpes, on ne peut qu' exceptionnellement jouer sur les changements de tonalité ; toute sa recherche s'oriente donc plutôt vers l'exploration de la mélodie, du rythme et de ses subtilités, la modulation, la « couleur » du son, et les savants mais harmonieux contre- chants.

Il y toujours chez lui la sonorité, l'énergie, le « swing » propres au style « Llanera » comme on peut l'entendre dans Harpe valse et nostalgie et dans Fruits de ma passion, des morceaux sur lesquelles on pourrait danser si l'on savait faire tous ces pas compliqués des danses de là-bas...mais son inspiration s'est diversifiée, enrichie d 'apports multiples, en particulier au contact de l'Orient et du « Shamisen », pour aboutir à une musique personnelle, originale, toute en finesses, qui a du charme et sait malgré tout rester simple et accessible, populaire.

Voilà qui s'appelle faire bon usage d'une harpe...diatonique !

Didier Saimpaul

 

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