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Harpmagazine N°34 - Juillet 2021

On continue à s'entasser dans le métro comme sardines en boîtes, affublés de masques hideux, mais plus de musiciens dans les couloirs pour rendre ces endroits supportables...
Pascal Coulon n'y joue plus, après bien des années passées à essayer de retarder et d'enchanter des parisiens pressés et robotisés, à la station Denfert la bien nommée.

Voilà du temps libre donc, et l'occasion de produire encore un disque, le dernier dit-il (mais on n'est pas obligés de le croire). Fidèle à sa formule habituelle, il nous offre quelques compositions inédites, des reprises « revisitées » de morceaux plus anciens et même quelques titres tirés de ses archives.

C'est un harpiste qui a plusieurs cordes à son arc...et plusieurs personnalités.
Il y a chez lui un joueur de koto qui s'exprime à la harpe, toujours sa llanera sud-américaine farouchement diatonique et qui sonne si bien .

Il y a le parisiano llanero si à l'aise dans ces entraînantes et énergiques danses colombiennes, surtout quand il joue avec des musiciens de là-bas, comme dans cette délicieuse Columbianita .

Il y a un improvisateur et compositeur atypique, explorateur infatigable de rengaines, décortiqueur de mélodies, mais sans rien de cassant ni de formel, toujours dans le charme d'un Jardin Baroque .

Il y a enfin, plus secret, inattendu, un créateur de petites musiques qu'on dirait pour enfants et qui évoquent pour moi les parcs d'attractions et les chevaux de bois des manèges...

Il a l'art de réunir autour de lui des musiciens efficaces et discrets, des invités et des fidèles, comme Claude Mouton à la contrebasse, Aurélien Guignard au violon, qui contribuent à créer cette atmosphère presque classique dans certains morceaux.

Il est bien servi aussi, depuis des années, par le Studio Labroue de Saint Germain des Prés, qui se met au vert... et va se délocaliser en Dordogne.

Les musiciens reviendront bien un jour dans le métro, « Bientôt, bientôt... » comme le chante l'infatigable Pierre Perret…

Didier Saimpaul

 

Harpe-magazine N°31 - 2020

Avec l'automne qui arrive, voici le dernier Harpesmag; malgré bien des désagréments, harpes et harpistes continuent leur chemin: de belles recherches, des découvertes, des nouveautés...

C'est toujours un grand plaisir de recevoir le dernier disque de Pascal Coulon, qui ne manque pas d'en réaliser un par an, virus ou pas!
Avec toujours un mélange de nouvelles compositions et de pièces plus anciennes, parfois réinterprétées, et toujours fidèle à sa harpe diatonique llanera, qu'il préfère appeler «harpe baroque».
De disque en disque ce sont souvent les mêmes mots qui reviennent pour parler de sa musique: le charme de ses mélodies, avec encore ces échos des danses d'Amérique du Sud, même quand il nous parle de Marle sur Serre...la richesse et parfois la complexité de ses variations, la précision rythmique et la délicatesse de son toucher. On ne se lasse pas d'écouter ces airs à la fois joyeux et nostalgiques, superbement scandés, jamais tristes cependant et toujours harmonieux.
Quelques complices au piano, au basson, à la clarinette et à la contrebasse accentuent encore cette inspiration plus classique qui est celle de ses derniers albums.
De bons matins est dédié à ce public parisien du métro, stressé et pressé, auquel il apporte, tous les matins, depuis 25 ans, de longs instants d'optimisme mais aussi de rêve et de charme .
Marle en fête, Ruelle du Moulin, Air modal automnal évoquent le Paradis perdu de l'enfance au village, les paysages tranquilles de campagne et de rivières d'un temps qui n'existe plus que sur les photographies anciennes et dans la mémoire.
 Autre personnage important, le superbe chat qui orne la pochette et donne son titre à l'album se voit dédier une farandole amusante, de facture presque classique, Kurosuke, où la harpe dialogue joyeusement avec la clarinette d' Olivier Pierre Vergnaud , et un Entrechats qui commence comme un air de koto et se transforme en menuet.
On croit voir les cabrioles et gambades du jeune chat, cela ferait d'excellentes musiques de dessins animés!
On retrouve avec un plaisir renouvelé la dernière version plus orchestrée de Harpe, valse et nostalgie avec les profonds échos du basson de Gabriel Verhnes.
Cerises sur le gâteau, des pièces d'inspiration plus sud-américaine, Etirements et surtout Carruselito, une ancienne composition de Pascal, chantée dans un espagnol limpide par la jolie voix d'Elvita Delgado. Avec, comme toujours, un très bel enregistrement du Studio Labroue à Paris.
 
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Pascal Coulon

Musician, Songwriter, Performer

27 rue Camille Blanc
94800 Villejuif, France

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